Mes livres :   (Cliquez sur l'image)

Autobiographie

Résilience

Enfance

Adolescence

Abandons

Alcoolisme

Psychologie

Pédagogie

Philosophie

 

Éditions Thot 2010

15 €

Autobiographie

Résilience

Pédagogie

Psychanalyse

Alcoolisme

Cure/Abstinence

Sublimation

Philosophie

Spiritualité

 

Éditions Baudelaire 2014

12,50 €

Recueil de 69 textes chansons et poèmes

Commentés et illustrés par KatyK

 

CD 12 titres originaux offert

 

Éditions SogaruS 2015

19 €

Recherches

Spiritualité

Psychanalyse

Théologie

Développement personnel

 

Éditions SogaruS 2017

15 €

"Serge Sommer est autodidacte et curieux de tout, électron libre gnostique féru d’analyse. Plus souvent à l’écoute de son coeur que de sa raison, il s’est consacré à la musique, en tant que guitariste, batteur et interprète. Il est auteur-compositeur d’une bonne centaine de chansons. Il est passé par les bas-fonds avant de fonder une famille où il s’épanouit comme père au foyer. Les épreuves et les surprises de la vie l’ont poussé à écrire son histoire, d’abord pour ses enfants, puis pour la partager avec d’autres « humains ». Pour peu qu’elle puisse être utile..." 

(4ième de couverture d'Autopsie du Silence)

  Au-delà du Verbe est mon témoignage autobiographique qui raconte comment, depuis l'écriture de mon premier livre Autopsie du Silence où je racontais mon histoire, de l'enfance jusqu'à mes trente cinq ans, comment je suis tombé encore plus gravement dans l'alcoolisme, jusqu'à presque perdre tout ce que j'avais construit, une dépression qui m'amènera aux portes de l'enfer, la perte du meilleur ami d'enfance, une grave opération du crâne de mon petit dernier qui m'obligera à de grandes remises en questions, et le chemin pour s'en sortir, jusqu'à une cure de désintoxication, de nouveaux projets porteurs, beaucoup d'amour, de sensibilité, d'émotions, de rires et de sourires. Et aussi beaucoup de réflexion dans le dernier chapitre éponyme du titre, où je livre mes intuitions et mes déductions de toutes ces épreuves, en les comparant à ce que j'ai étudié, recherché, dans les paroles des philosophes, des sages, des prophètes, des anciennes cultures, les compréhensions que la sociologie et l'anthropologie peuvent nous amener à réaliser sur notre propre nature humaine et animale, mais aussi dans la science moderne comme la physique quantique, où les choses sont effectivement plus nuancées que notre simple perception humaine peut nous le permettre, et enfin avec la psychologie et la psychanalyse moderne qui rejoint en bien des points et entre en résonance avec la spiritualité...

 

Bien sûr il peut se lire sans avoir lu le premier qui lui est plus tourné vers les impressions de l'Être au fur et à mesure de son existence, dans ses émotions d'enfant, puis d'ado et enfin d'adulte avec le recul sur ces épreuves et la résilience que l'on peut apporter à un départ "bancal", un père qui part de la maison sans donner de contact à l'âge de 7 ans, une mère possessive et anxiogène, puis un vrai père géniteur qui fait son apparition à mes 18 ans pour disparaitre un an après sans laisser de trace non-plus, plongée dans la drogue et l'alcoolisme, et enfin la vapeur qui s'inverse avec la rencontre de mon épouse et trois enfants à qui je me consacrerai au foyer durant 10 ans. Et ce dernier chapitre, éponyme du titre encore une fois, où je raconte la rencontre avec la mère de mon père géniteur qui m'amènera la lumière sur cette histoire l'année de mes 35 ans, et qui disparaitra 3 semaines plus tard...

 

Chaque fois je m'applique à ne citer aucun nom, aucun prénom, aucun lieu, afin que chacun puisse se projeter à travers sa propre histoire, car les histoires sont différentes mais la douleur humaine reste la même...

 

 

 

Alcool, mon ennemi tant aimé

21 décembre 2014, 12:52

 

Alors qu'à 12 ans j'étais persuadé que je ne boirai jamais d'alcool, à 14 il m'a été présenté si convivial, si joyeux, si « adulte », l'alcool des grands est un sens qui échappe aux enfants, il faut être initié aux bonnes choses à l'instar du foie gras... Quelle reconnaissance d'être accepté dans ce monde ! La bonne bière, les grands vins, les liqueurs sucrées. À cette époque les alcooliques sont les clochards, les faibles, pas ceux qui savent apprécier ni ceux qui savent faire la fête. Pourtant, dés 16 ans, je me rends compte que cet alcool a de bien grandes qualités anxiolytiques, j'en ai tant besoin en cette période de révolution psychologique et hormonale, sans compter les événements tragiques de l'enfance en latence... Mais je me défonce pour faire la fête, je ne suis toujours pas alcoolique puisque je ne bois pas le matin, je ne bois que le soir... Même si je suis en perdition scolaire et parfois inconscient dans les rues. À 20 ans j'en suis à 1 litre de pastis par jour. Le matin aussi. Mais je gère. Je crois. Et puis,personnellement je me dois d'admettre que l'alcool m'a sauvé la vie à cette période d'incertitude sur ma propre volonté à vivre... Si je ne l'admets pas, si je me dis non pas beau l'alcool tout mauvais tout pas bien, alors je me coupe d'une réalité qui ne sera jamais en harmonie avec mon psyché. À l'instar de l'ego, c'est dans la reconnaissance de son utilité à un moment, l'enfance notamment,afin de construire son territoire psychologique qui sera le berceau de notre indépendance à penser. Ainsi, plutôt que d'être dans le reniement, c'est l'acceptation qui permet de faire la paix et de passer à autre chose. J'ai longtemps crû que ma liberté était de gérer ma consommation. Parfois avec succès, parfois dans l'échec.Puis, à force de descendre un peu plus bas, de se perdre, il m'était nécessaire de me rendre à l'évidence, je ne serai pas libre tant que je n'aurai pas coupé les ponts avec Jack Daniel's qui m'accompagnait alors d'une bouteille par jour. Plus les médicaments.Moins les repas. Voilà un an que je suis abstinent. J'en apprécie la valeur mentale et physique un peu plus chaque jour. En 30 ans d'alcoolisme, mon record était de 6 mois en 1992. Quelques fois parla suite qui n'ont jamais dépassé les 3 ou 4 mois. Je ne sais pas si je serai abstinent toute ma vie. Je préfère me dire que non, ça me laisse une liberté qui me motive à tenir le coup, et surtout à tenir l'envie... Nous sommes tous différents vis à vis des addictions, certains ont besoin d'avoir un paquet de clop dans le tiroir pour se sentir motivés dans le défi, d'autres ont besoin de faire le vide pour éviter toute tentation... L'alcoolisme est une maladie insidieuse, il est nécessaire de sortir des préjugés. Un litre d'alcool dans la journée, que ce soit du matin au soir sans montrer signe d'ivresse, ou en 2h le soir pour se défoncer, ça reste un litre d'alcool...

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